Depuis 3 ans maintenant, j’ai décidé d’arrêter d’offrir des cadeaux matériels d’anniversaire à ma sœur et mes parents. A la place, je les emmène, chacun, séparément pour un voyage en tête à tête le temps d’un week-end. Le but est de vivre des choses ensemble, de créer des souvenirs, des aventures, et des rencontres. Aussi, il est plus simple d’échanger, de se confier, de poser des questions et de se livrer en one-to-one.
Mes trois premiers voyages avec ma famille
L’escapade père-fils
J’ai commencé avec mon père. L’idée était de l’emmener marcher. Je l’ai surpris à lire « Eternelle randonnée », de Jean Christophe Ruffin et à me raconter ces aventures sur le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Après quelques recherches, coup de chance*, un des départs de ce parcours se situe à 60km de la maison, c’est décidé, je l’emmène 3 jours et 2 nuits en randonnée. Mon père est né en juin, je profite du calme du mois d’aout pour orchestrer notre virée. La veille de décoller, je n’ai toujours pas réservé d’hébergements. Quelques recherches, un ou 2 coups de téléphone, 2 sacs à dos, de l’eau, de l’envie et c’est parti. La magie a vite pris le relai. Une fois lancés, un appel passé et je nous trouve un gite pour la nuit, qui en fait, n’est plus un gîte. Néanmoins, le lieu est top, mon père à l’aise, détendu, drôle. Toutes les conditions sont réunies pour un merveilleux séjour.
Je le redécouvre. La première après midi, nous discutons beaucoup et nous égarons du sentier, sans le savoir. Une bonne heure plus tard, la providence* met Michel sur notre chemin. Un autre randonneur, qui possède une carte, lui !
Nous avons fait un bon détour mais continuons avec notre nouvel acolyte, le seul marcheur que nous croiserons pendant 3 jours ! De cette virée, je garde les échanges, la complicité, les rires, quelques confidences et plein de nouveaux souvenirs. C’est comme ci j’avais rencontré à nouveau mon père.
Les frangins prennent le large
C’est au tour de ma soeur. A ce moment, elle est maman depuis 1 an et demie, il faut donc conjuguer avec plusieurs tableaux. Très généreusement, ma mère, encore et toujours la pour sauver tout le monde, s’arrange pour garder sa petite. Ça fait une dizaine de jours que je regarde depuis Paris des maisons d’hôtes dans la Nièvre, à proximité d’ou nous sommes. Je fais quelques demandes. La plupart sont fermées à cette époque de l’année à savoir en novembre. Certaines pas inspirantes, d’autres peu accueillantes.
PETIT PARADIS AU BOUT DU CHEMIN
Je mets en stand by et 2 jours avant de partir, tente le tout pour le tout dans un patelin dont je n’ai jamais entendu le nom à une vingtaine de kilomètres de la maison. Je préfère rester dans un rayon proche, sait on jamais en cas d’urgence. Nous nous enfonçons de nuit dans un mélange de forêt et de campagne, les cartes sont plus que brouillées, la surprise est totale. L’accueil de notre hôte Marika est agréable même si un poil sec : le feu qui crépite dans la cheminée n’est pas pour nous, cet espace lui est réservé !
Au réveil j’ai ce sentiment incroyable d’être loin de tout, dépaysé, déconnecté. La vue dégagée sur les champs, les toits des granges fumantes aux alentours et ce ciel bleu foncé ne font qu’embellir notre petit déjeuner princier. Ce matin la, nous discutons, échangeons et nous nous retrouvons, tout simplement.
En sortant se promener, 50 mètres parcouru et nous tombons nez à nez sur le centre équestre dans lequel ma sœur a passé toute son adolescence. Je n’avais aucune idée que nous étions la, si près, comme fait exprès. Le décor est le même, les odeurs intacts et le tableau Velléda avec le nom des groupes d’élèves toujours accroché à l’entrée.
“Deux options s’offrent à eux : tout arrêter, envoyer les bêtes à l’abattoir et les rêves des enfants du mercredi et du samedi avec”
Nous discutons avec les propriétaires. Eux aussi, sont toujours la et s’activent quotidiennement à faire fonctionner cet endroit qui berce et façonne les jeunes années de tant de futurs papas, et mamans. 3 ans qu’ils n’ont pas pris un jour de vacances à courir après 40 mille euros pour refaire l’électricité du centre selon les nouvelles normes. 2 options s’offrent à eux : tout arrêter, envoyer les bêtes à l’abattoir et les rêves des enfants du mercredi et du samedi avec. Ou continuer, lutter, se battre avec amour, passion et surtout avec espoir. L’espoir d’aller au bout de l’aventure et d’en transmettre les reines, un jour.
UNE PORTE REOUVERTE
Ce voyage à 25 minutes de la maison a rouvert une porte verrouillée plus d’une dizaine d’année par ma sœur suite à un traumatisme vécu. Cette escapade providentielle* lui a donné envie d’y emmener sa fille et de lui présenter cet environnement, ces gens, cette passion
La mère et le fils
Je termine donc avec ma mère que j’ai emmené 2 jours et 1 nuit à Bruges.
Nous partons en voiture de Paris avec quelques co voitureurs à l’arrière. La légende est plus que vérifiée, les personnes de « Ch’Nord » sont tellement cool. Les échanges fusent, la communication est fluide, ma mère s’ouvre et participe ! Elle prend conscience de la diversité des parcours de chacun, des aspirations, des échecs, des réussites. Bien sur qu’elle en a conscience avant ça, mais c’est une bonne piqure de rappel. Je dis ça car mes parents (comme à mon humble avis, la grande majorité des parents) se sentent rassurés par un parcours linéaire, cohérent, franc ! Pour le coup, ils sont servis entre ma sœur et moi.

Je recentre la discussion entre nous 2, le but est de profiter un maximum l’un de l’autre. Je demande à ma mère quels sont ses rêves. Je sais qu’elle ne sait pas. C’est une bosseuse qui investit la plus grande partie de son temps au profit de l’entreprise qu’ils ont crée avec mon père. Le reste de son temps, elle l’utilise pour faire plaisir aux siens. Et toi, dans tout ca, tu te situes ou ? Ne me répond pas tout de suite mais ce qui me ferait plaisir c’est que tu y réfléchisses d’ici au retour.
L’arrivée chez nos voisins Belges est féérique, nous longeons les quais sous la neige qui tombe délicatement pour nous accueillir. J’ai réservé une nuit en auberge de jeunesse.
L’AUBERGE DE JEUNESSE
Ok, c’est une chambre privée dans un grand appartement de 3 autres au total, mais quand même, c’était un pari osé. L’atmosphère est comme je l’avais imaginé : cosy, décontractée et chaleureuse. La ville est parfaite pour une parenthèse de 2 ou 3 jours. L’arpenter sans réel plan est un vrai bonheur. Son charme, la gentillesse des gens, sa taille humaine sont autant d’avantages qui collent parfaitement à ma démarche. La nuit tombe et en sortant du restaurant, surprise ! Partout, des groupes de gens se sont formés autour de feux de palettes sur la place principale de la ville. A mes yeux le feu symbolise la convivialité, les échanges, la simplicité. Nous profitons et savourons cette chaleur naturelle qui restera comme un cadeau de la providence*. Encore, elle.
LE TEMPS PASSE VITE
Je vous écris ces 3 histoires car elles ont pour moi une grande valeur. Nous ne sommes pas éternels et le temps passe à une vitesse folle. Je trouve primordial de s’arrêter un ou deux jour par an avec les quelques personnes de notre entourage qui comptent le plus. Mon but est de me retourner en ayant la sensation d’avoir pleinement profité de chacun et vécu tout ce qu’il était possible de vivre avant la fin. Cette fin, je l’espère la plus loin possible !
Max&Mia
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?Max&Mia a 3 vocations : la 1ere est de vous montrer que l’on peut faire de belles rencontres à chaque coin de rue.
?La seconde est de vous transmettre un maximum de connaissances à travers les 4 domaines qui me passionnent, à savoir : les voyages, la séduction, le sport et l’entreprenariat.
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