J’me me suis retrouvé dans la classe d’un gars avec une tête de jeune premier. C’était il y a 6 ans, en 2012. On avait tous les 2 une passion qui aurait du nous rapprocher : le Tennis. Mais je le toisais, sans aucune raison ! J’avais fait une liste des étudiants avec lesquels j’aurai aimé partir en vacances et il n’était pas dedans. Pourtant, 6 années ont passées, il est devenu comme un frère et nous partons en Pologne pour notre 20ème voyage ensemble. Comme quoi, ne jamais dire jamais
La vidéo:
La retranscription:
“Hello everyone !
Aujourd’hui je vous parle d’une rencontre que j’ai faite il y a maintenant 5 ou 6 ans.Il s’agit d’un gars qui, avec le temps, est devenu mon frangin, mon bro !
Je l’ai rencontré lorsque nous étions en Master 1 de management du sport.Quand je l’ai rencontré, ce mec avait une tête de jeune premier, voire de puceau pré pubère, si je peux me permettre. Il dégageait quelque chose de tellement juvénile, que je le considérais comme un enfant.
Je n’accrochais pas vraiment avec lui, bien qu’il avait l’air sympa, notamment par le fait qu’on venait tous les deux de l’univers du tennis.Je me suis rendu compte que je le toisais totalement : lui s’intéressait à moi, tandis que moi pas du tout. Je ne le considérais pas à sa juste valeur.
Mais c’était avant de savoir tout ce qui allait se passer par la suite !
A cette époque, j’avais réalisé une liste des personnes de la classe avec lesquelles j’aurais aimé partir en voyage.
J’avais recensé une quinzaine de personne environ, et je ne l’avais évidemment pas mis sur la liste. Et pourtant, nous partons voyager pour la énième fois tous les 2.
Nous avons dû faire au moins une trentaine de voyages ensemble.
Cette fois, nous partons en Pologne Pour rendre visite à son frère, qui a vécu 1 an et demi là-bas, et qui rentre en France à la fin du mois.Je suis donc devenu meilleur pote avec ce mec qui n’était à priori pas la relation ayant le mieux démarré de l’Histoire.
Aujourd’hui, il n’y a pas une semaine ou l’on ne s’appelle pas. On connait tout de la vie de l’autre, que ce soit les relations amoureuses ou les chagrins d’amour.On s’est construit chacun en parallèle de l’autre, tout d’abord sur le plan professionnel, puisque je fais beaucoup de locations d’appartement, et j’ai justement commencé avec son petit studio de 12 mètres carrés avec toilettes sur le palier dans le 11e arrondissement.
On a aussi grandi ensemble émotionnellement et personnellement.Un des exemples se trouve être qu’aucun de nous n’aimait la course à pied, pour que l’on fasse finalement tous les 2 un marathon.
En ce qui concerne les voyages, on est allé dans beaucoup d’endroits différents, notamment à Rome, à Madrid et au ski à de nombreuses reprises.
Il connait très bien ma famille, et est d’ailleurs venu au mariage de ma sœur. De mon côté, je connais également sa famille.
On s’entend donc très bien, et je tenais à partager cela avec vous.
On a rapidement tendance à juger les gens qui sont autour de nous, que l’on retrouve notamment à l’école ou au travail, ceux qui sont un peu là par « défaut ».Mais cela vaut le coup de rester ouvert, de garder les écoutilles en éveil, puisque l’on n’est potentiellement pas à l’abri d’une rencontre qui peut changer notre vie et nous accompagner sur le long terme.
Donc soyez cool, soyez détendu, et surtout, entourez-vous et faites confiance aux bonnes personnes. Choisissez-les avec soin !
?Max&Mia a 3 vocations : la 1ere est de vous montrer que l’on peut faire de belles rencontres à chaque coin de rue.
?La seconde est de vous transmettre un maximum de connaissances à travers les 4 domaines qui me passionnent, à savoir : les voyages, la séduction, le sport et l’entreprenariat.
?Enfin, la 3ème est de vous faire prendre conscience de votre valeur et qu’il est primordial de la partager avec le plus grand nombre.
Se souvenir du prénom des personnes et l’utiliser en s’adressant à eux
Dans cet article vous trouverez quelques astuces basiques et simplissimes qui vous permettrons à coup sur de retenir les prénoms de vos interlocuteurs. A chacun sa technique, voici quelques unes des miennes !
William Shakespeare a dit : « Il n’y a pas de son plus doux que celui du nom de quelqu’un »
Se souvenir du ou des prénoms des personnes autour de vous est un puissant accélérateur de lien. Vous gagnerez en respect, en sympathie et cela permet de monter rapidement dans l’estime de n’importe qui. En vous souvenant du prénom d’une personne instantanément, vous faites preuve de vivacité d’esprit, de jugeote, d’intelligence tout en donnant un sentiment de chaleur humaine. Faites l’effort à chaque nouvelle rencontre d’imprimer « l’intitulé » de votre interlocuteur immédiatement. En le citant vous lui prouverez instantanément que vous lui accordez de l’importance. Qu’elle surprise (n’est-ce pas) qu’une personne se souvienne de votre prénom au cours d’une soirée après une simple présentation. Ce pouvoir est en vous et il ne tient qu’à votre mémoire de la faire travailler.
Pourquoi à tout prix retenir un nouveau prénom rapidement?
Il y a une immense différence entre appeler une personne par son doux prénom plutôt qu’en utilisant un amical mais impersonnel « tu » ou « vous ». J’entends beaucoup trop de personnes dire : « je suis nulle avec les prénoms ». FAUX ! Tu n’as jamais fait l’effort d’être meilleur et de faire tourner ton ciboulot et si par ailleurs, tu te programmes mentalement à être médiocre dans n’importe quel domaine, devine quoi, tu le seras !
Il existe des astuces simplissimes permettant d’ancrer et de remettre le prénom d’une personne des années plus tard. Votre bienveillance lui reviendra de plein fouet au moment de prononcer son millésime, sa cuvée de prestige, son blaze quoi !
Vous ferez preuve d’empathie et tirerez rapidement beaucoup de satisfaction à user de ce pouvoir altruiste. Cela leurs confère de l’importance et peut facilement vous faire gagner des points. J’entends par la, Au delà même de valoriser et de créer un rapprochement immédiat, c’est une marque de respect et de politesse envers votre interlocuteur. Dans le sens inverse, souvenez vous d’une personne qui a oublié votre prénom : personne n’aime ce sentiment !
Et comment parvenir à apprendre et se souvenir de prénoms rapidement ?
Avant de continuer votre lecture, je vous invite à regarder la vidéo ou je donne quelques conseils sur ce même sujet:
Tout d’abord, lorsqu’un ou une inconnue se présente à vous, prenez 2 secondes pour répéter son prénom mentalement. Ensuite, Associez-le au visage et au prénom d’une personne que vous connaissez déjà. Ca peut être une personnalité connue comme un chanteur, une star ou autre bout en train de notre entourage dont on se souvient.
Trouvez également une caractéristique physique distinctive sur cette personne : un habit, des grandes oreilles, des yeux bridés. Cela permet de décupler la puissance visuelle de votre mémoire. Enfin, répétez mentalement le prénom de votre interlocuteur et formulez la phrase suivante : « Michael comme Michael Jordan » + éventuellement signe physique distinctif. Le mot « comme » est magique ! Il vous permet d’imprimez au fer rouge et d’associez définitivement vos repères au chaud, dans votre mémoire.
C’est tout bon champion(ne), tu peux filer au vernissage de tata Malika et marquer un max de points car tu vas tous les épater, à condition de ne pas te la coller !
Petite astuce subsidiaire from the house :
Ayez une poignée de main franche et ferme. Mais par pitié, merci de ne pas broyer les os des prochaines personnes sur votre chemin par machisme. Soyez tonic tout en souriant. Vous dégagerez ainsi une certaine assurance et une nature entreprenante qui fera ressortir votre dynamisme.
Et vous, quelles sont vos méthodes pour retenir les prénoms et faire une 1ère bonne impression ? Thanks for sharing buddies !
?Max&Mia a 3 vocations : la 1ere est de vous montrer que l’on peut faire de belles rencontres à chaque coin de rue.
?La seconde est de vous transmettre un maximum de connaissances à travers les 4 domaines qui me passionnent, à savoir : les voyages, la séduction, le sport et l’entreprenariat.
?Enfin, la 3ème est de vous faire prendre conscience de votre valeur et qu’il est primordial de la partager avec le plus grand nombre.
Miriam a 22 ans, elle est Hollandaise et décide de partir vivre totalement déconnectée dans la forêt en Nouvelle-Zélande ! Déjà 6 ans qu’elle s’y épanouie pleinement.
Une maison d’édition est même venue lui apporter un ordinateur portable et une cabane électrifiée pour en écrire un livre…
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La vidéo du jour:
La retranscription de la vidéo:
“Hello les guys, ce matin je vous raconte l’histoire de Myriam et PETER.
Myriam est une jeune hollandaise. Elle est la cadette de 3 sœurs, et est très sportive : elle est championne de saut en hauteur.Elle rêve d’enseigner à l’étranger. C’est pourquoi elle part pendant plus d’un an au Zimbabwé.Mais elle se retrouve très déçue de son nouveau métier, et revient finalement en Hollande.
Elle constate que rien n’a changé : les gens sont toujours les mêmes et parlent de la même chose.Elle décide donc de partir voyager autour du monde. C’est la première fois qu’elle se sent aussi libre et aussi heureuse.
Au bout de 5 mois elle se retrouve en Inde, dans un petit restaurent, lorsqu’un dénommé Peter franchi le pas de la porte. Elle tombe immédiatement sous son charme, bien qu’il ait 30 ans de plus qu’elle.
Elle explique que c’est précisément à cause de cet écart qu’elle tombe amoureuse de lui, puisque dans la nature, les vieux arbres sont les plus beaux, et les jeunes se ressemblent tous.
Myriam et Peter partent ensemble faire une escapade pendant plus d’un an autour de l’Himalaya et l’Asie du Sud Est. Ils sont obligés de repasser par le pays natal de Peter pour réaliser son permis de séjour. Elle en profite pour enseigner à des enfants en difficulté, et se retrouve à nouveau très malheureuse, les seuls instants qu’elle apprécie sont ceux où elle et Peter peuvent se retrouver.
C’est à ce moment qu’ils se décident à réaliser un grand virage dans leur vie, en partant vivre dans la nature avec quasiment rien. Ils optent pour le sud de la Nouvelle-Zélande.
Ils pensaient avoir paru à toute éventualité, mais ils avaient omis un détail : l’ennui.
Durant les premiers jours, Myriam se demande à quoi va ressembler sa vie puisqu’elle n’a plus d’objectif précis, à part se nourrir.Cela lui prend tout de même quelques semaines avant de réellement s’habituer à son nouveau mode de vie. Elle apprend à apprécier pleinement son environnement, notamment les montagnes, la lumière, ou encore la rivière, qui est si pure et si fraiche.
Ils prévoient quelques vivres pour les semaines à venir, mais doivent aller dans les villages alentours pour se réapprovisionner. Ils s’y rendent d’ailleurs à pied ou en stop, et n’ont donc quasiment aucun frais.
Lorsque vient l’hiver, ils dorment 14 heures par nuit. Leurs soirées, quant à elles, sont bercées de parties d’échec, dont ils enchainent parfois jusqu’à 5 ou 6 parties. Ils se déconnectent entièrement de la vie en société.Et ce, jusqu’au jour ou la sœur de Myriam accouche. Ils entreprennent par conséquent un périple pour la rejoindre.
Mais une fois replongés dans la civilisation, avec Peter qui commence à regarder les actualités, et Myriam qui lie ses mails, celle-ci se rencontre qu’une distance se créé automatiquement entre eux. Elle se sent incroyablement proche de Peter lorsqu’ils vivent dans la nature, mais une fois retournés dans « le monde réel », une barrière émerge entre eux, et la communication n’a plus lieu.
En étant connectés à ce monde, ils s’enferment dans leur bulle respective.
Elle prend donc un immense plaisir à retourner à la vie qu’est désormais devenue la sienne : une vie en harmonie avec la nature. Cela peut paraître invraisemblable pour une jeune fille de 22 ans d’avoir pour seul objectif de trouver du bois pour allumer un feu, lorsqu’elle se lève le matin. Elle sent d’ailleurs tout le temps la fumée.
Il lui arrive de faire quelques rencontres, notamment avec des chasseurs ou des randonneurs, avec lesquels elle peut discuter durant des après-midi entières.
Cette vie qu’elle passe au milieu de rien a fini par attirer une maison d’édition, qui lui prête un ordinateur portable et, devinez quoi, une hutte électrifiée, rien que ça !
Tout cela pour qu’elle témoigne de sa vie à travers un livre, qu’elle est actuellement en train de publier.Je tenais à vous raconter son histoire car je trouve assez surréaliste qu’une fille de 22 ans puisse aller s’installer dans la forêt en Nouvelle-Zélande.
Je considère qu’il y a beaucoup de leçons à en tirer, comme le fait de ralentir pour se reconnecter à soit même et à son environnement, ou encore apprendre à savourer les choses simples et la présence des gens qu’on aime. En outre, je voulais également rajouter qu’il n’y a pas de schéma obligatoire pour être heureux. Tout est possible, et tous les styles de vie sont envisageables.
Myriam se pose une question : serait-il possible de garder cette proximité avec la nature, de continuer à vivre cette vie à laquelle elle tient tant si elle a un enfant ? Pourrait-elle l’élever dans la forêt, au milieu de nulle part ?
La réponse lui a parue évidente : Non, ce n’est pas possible.
Elle se dit qu’avoir un enfant n’est peut-être pas ce qui lui faut pour être heureuse. Et elle assume pleinement ce choix.Le plus important reste d’être en adéquation, d’être en accord avec elle-même.
Donc n’ayez pas peur de sortir du cadre et de faire les choses qui vous correspondent le plus.L’essentiel est d’être heureux, et c’est bien ce que je vous souhaite !
Il n’y a pas forcément besoin de partir vivre seul dans la forêt, mais il y a beaucoup de choses à tirer de leur histoire, en particulier le courage dont ils ont fait preuve en réalisant leur rêve.Je trouve cela particulièrement inspirant.Et si vous aussi, vous vous êtes sentis inspirés, et que vous voulez vous lancez dans une aventure en pleine forêt, et pourquoi pas y trouver l’amour, et bien abonnez-vous, et vous recevrez les prochains contenus !”
Max&Mia a 3 vocations : la 1ere est de vous montrer que l’on peut faire de belles rencontres à chaque coin de rue.
La seconde est de vous transmettre un maximum de connaissances à travers les 4 domaines qui me passionnent, à savoir : les voyages, la séduction, le sport et l’entreprenariat.
Enfin, la 3ème est de vous faire prendre conscience de votre valeur et qu’il est primordial de la partager avec le plus grand nombre.
La nuit tombe progressivement, nous en profitons pour faire une pause gaufre – chocolat chaud. Sur le chemin, de retour à notre logement d’une nuit, nous nous arrêtons dans 3 restaurants. Tous ont une cheminée, qui, dans l’état des choses nous fait rêver. Mais les 3 sont complets !
Nous finirons par nous coucher à 22 heures avec un thé, une bonne lecture et une superbe nuit de repos.
Le réveil sonne, on est dimanche matin. On est bien. Le ciel est dégagé et quelque chose me dit qu’il faut s’activer pour en profiter. Je nous presse un poil, fait manger les toutous et nous prenons la voiture pour une direction inconnue de ma mère.
En lançant le GPS (que je lui demande de ne surtout pas regarder), je prends connaissance des 45km à effectuer. Je voyais ça à 10-15 minutes, raté !
Le pont de Normandie que nous empruntons est une majestueuse prouesse réalisée par l’homme. 2000 mètres qui donnent la sensation de s’envoler au dessus de l’estuaire de la Seine.
Nos échanges sont simples, ponctués de rires et d’une complicité évidente. Je suis heureux de voir le bonheur de ma mère.
En arrivant sur Etretat, ma mère est ravie. Elle redécouvre cet endroit presque 25 ans après son premier passage. Je nous prends du petit-déj à la boulangerie du coin. 2 cafés à emporter au troquet d’à côté.
La serveuse en profite pour me conseiller de bien profiter car de la grêle est annoncée ! En 3 minutes de marche, le vent se lève et le bruit des vagues résonne dans les ruelles. Nous découvrons les falaises avec enchantement.
Comme à Honfleur, nous sommes accueillis par les rayons du soleil, le bonheur. Nous attaquons dardar l’ascension des falaises, orientées au Nord. Elle conduit à la chapelle Notre Dame de la Garde qui domine ici tous les éléments.
La marche qui continue le long des falaises est exactement ce dont nous avons besoin : de nature, de grand air, de verdure. Un panorama exceptionnel qui nous inspire. Nos échanges sont simples, ponctués de rires et d’une complicité évidente. Je suis heureux de voir le bonheur de ma mère.
Son bonheur à elle, un bonheur qu’elle a construit, qui la nourrit et donne du sens à sa vie.
Sur le chemin du retour, l’expérience m’apprendra pour les prochaines années à réserver les restaurants la veille d’y aller ! Les fruits de mer ne seront pas pour cette fois. Nous passons quand même un excellent moment autour d’un brunch dans le salon de thé : Les délices de Naty.
J’emboite justement le pas à Naty, la propriétaire du lieu et lui demande des nouvelles du pays.
Elle me répond que son restaurant ne désemplit pas en haute saison. Les gens font la queue pour attendre qu’une table se libère. Il est 14h30, dimanche 11 février 2018, nous sommes 7 clients en incluant Mia et Nuba !
Les joies de découvrir de tels endroits à cette période de l’année. Femme d’une cinquantaine d’années, Naty 50 m’explique son parcours. Elle ouvre sa première affaire à proximité de Caen, il y a une dizaine d’années. Puis, mène à bien un projet d’envergure au Havre.
Elle présente à la mairie de la ville son idée d’installer un grand salon de thé dans les jardins suspendus, à l’époque, en projet de construction. A force de persuasion et de pugnacité, elle se retrouve avec 180m2 à disposition pour une aventure qui durera 10 ans.
C’est un réel succès, niché dans un des plus beaux endroits d’une ville d’apparence abjecte, avouons le ! Le lieu ne désemplit pas et se transforme même en incontournable lieu de passage pour les voyageurs en transit. Le business foisonne, mais Naty ne reconnait plus son cocon des débuts. Trop de monde, trop vite, trop l’usine à son goût.
Elle revend le bébé avec satisfaction car ses successeurs exercent la même activité. Aujourd’hui paisiblement installée à Etretat, Naty gère aussi sa maison d’hôte, une boutique de thé en ligne et propose ses services pour les vins d’honneur.
Son bonheur à elle, un bonheur qu’elle a construit, qui la nourrit et donne du sens à sa vie.
J’ai toujours du mal à dire je t’aime à ma famille. Je ne sais pas pourquoi.
Nous prenons un second café au chaud face à l’Atlantique. L’escapade touche à sa fin.
En sortant, un mini miracle se produit.
Les nuages font place à un ciel dégagé et libère un franc soleil qui accompagne notre seconde ascension, vers la légendaire falaise d’Aval en forme d’arche. Sans protections ni garde corps, le risque est permanent avec nos 2 chiens non tenus en laisse !
Plusieurs fois notre cœur s’accroche à flan des 80 mètres de falaise.
Le panorama est sublime, je prends ma mère dans mes bras et la serre contre moi. Elle me remercie et me dit qu’elle m’aime. J’ai toujours du mal à dire je t’aime à ma famille.
Je ne sais pas pourquoi. Je le dis à longueur de journée à Mia, à mes amis mais j’ai tant de mal à le prononcer quand il s’agit des personnes qui me sont le plus proche. Je prends une inspiration et parviens à le sortir. J’en suis aujourd’hui très heureux car je sais qu’il restera comme un magnifique souvenir, gravé la haut, à jamais.
Je l’ignorais avant d’entrer dans la 3ème galerie Barthoux, que je ne connaissais pas non plus. L’histoire de ce monsieur est surprenante. En commençant à exposer dans une ville de 8000 habitants, rien ne le prédestinait à être implanté aujourd’hui dans les 10 villes du monde qui font le marché de l’art.Le temps s’est gâté, le vent aussi mais j’ai l’impression que rien ne nous atteint, nous marchons et découvrons la ville paisiblement au gré de nos envies. Un atelier d’art ici, une cours intérieur, un hôtel Spa avec salon et cheminée qui crépite par là. Les chambres d’hôtes sont très nombreuses, elles donnent envie d’y séjourner, de profiter davantage de nos week-ends pour partir en escapade et découvrir les richesses et la beauté de notre pays :
La France !
Nous arrivons à la cathédrale Sainte Catherine, atypique pour son toit en forme de coque de bateau retournée. Les chiens sont interdits.
Un homme qui fait la manche à l’entrée nous propose de garder les nôtres pendant que nous visitons. Il s’appelle Antoine, il doit avoir dans les 32 ans, il est bourru mais il est sur notre chemin et je sens que ça lui fait plaisir de nous aider.
Il est le genre de rencontre furtive dont nous nous souviendrons toute notre vie.
Dans 15 ans, si j’ai toujours la chance d’emmener ma mère en virée, on se dira : « tu te souviens le gars à l’entrée de l’église qui nous avait gardé les chiens !? C’était sympa quand même. Comment il s’appelait déjà… ».
Je me rends compte en même temps que j’écris que nous ne nous sommes pas intéressés à lui, à son histoire. J’ai seulement eu le réflexe de lui donner les pièces dans ma poche qui pourront lui servir, certes.
Mais qu’est ce qui a le plus de valeur ?
Les visiteurs les plus courageux, (dont nous faisons bien évidemment partie !) marcheront 15 minutes de côte pour prendre de la hauteur et atteindre la chapelle de Grâce.
La vue sur la ville, la Seine et le pont de Normandie au loin doit être somptueuse par temps dégagé !
Cette chapelle est remplie d’histoires miraculeuses.
En témoignent les Ex Voto partout sur les murs. C’est un objet ou une plaque bénie que l’on donne en offrande pour l’accomplissement d’un vœu.
Ici, des bateaux sont offerts et des messages sont gravés pour remercier de la protection qui a été donnée à tous ces aventuriers des mers.
Après tout, concentre toi sur les bonnes personnes, celles qui s’intéressent à toi pour qui tu es, celles qui ont à cœur de te tirer vers le haut.
Nous rejoignons le centre ville et me vient cette question avec laquelle j’aime terminer mes interviews :
Du haut de ses 52 ans, que conseillerait la Sylvie d’aujourd’hui à celle des 18 ans ? Qu’aimerais tu lui transmettre afin de l’aider dans sa vie ?
Avec sa spontanéité légendaire, ma mère me répond qu’elle ne changerait pas un iota de ce qu’elle a vécu. Grand bien t’en fasse maman, mais si tu pouvais prendre 5 minutes de réflexion, ça nous arrangerait tous !
En effet, les quelques pas effectués, le panorama et peut-être même Nuba (son chien), lui ont inspiré ce message qui peut tous nous aider.
Sylvie, tu vas rencontrer beaucoup de personnes dans ta vie. Certaines auront un passage furtif pour te faire découvrir et comprendre de nouvelles choses. Elles seront même parfois un lien vers des gens avec lesquels tu auras des relations plus durables.
Des gens qui resterons dans ta vie, que tu considéreras progressivement comme ta famille, jusqu’à en faire les parrains ou marraines de tes enfants.
Mais sache que rien n’est figé, tu vas évoluer et eux aussi. Toi dans un sens, eux peut être dans un autre.
Ta confiance sera mise à rude épreuve et tu apprendras par tes réussites mais aussi tes échecs. Il se peut que tu sois déçu et triste de la tournure de certaines amitiés que tu croyais plus solides, mais sache que ce sont des choses de la vie.
Soit prête à les affronter car cela va indéniablement arriver. Après tout, concentre toi sur les bonnes personnes, celles qui s’intéressent à toi pour qui tu es, celles qui ont à cœur de te tirer vers le haut.